L’état Pygmée ou les fondements du décapitalisme se résume à désaccumuler pour continuer de vivre. On reproche aux Pygmées d’être pris dans un processus d’acculturation irréversible. Cela est mal les connaitre. Pour preuve, la musique qu’ils produisent est constituée principalement de chants extrêmement élaborés et difficiles d’accès (qui nous renvoient du reste à notre musique actuelle avec quelques longueurs d’avance sur notre musique barbare et primitive), ce qui implique qu’il y a bien une transmission de la connaissance par contagion de proximité, qui n’a rien a voir avec une transmission du savoir (faire) à travers des livres.
Les Pygmées ne s’organisent pas selon nos critère d’organisation sociale, mais selon les leurs, à savoir que lorsque l’on est chasseur-cueilleur nomade, dans une foret très dense, on n’emporte pas sa télévision, ni même son fusil, car ces objets entravent dangereusement la survie par un encombrement superflu, sans apporter une amélioration notoire à la survie. Bien au contraire, c’est une dépendance dangereuse et complètement contraire à leur pragmatisme légendaire.
